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Deux frères adversaires d’un soir

4 septembre 2018 - 13:01

Samedi soir, la première journée du championnat régional 3 de football prendra des allures de derby familial. Deux frères vont se confronter sur le terrain de la JS Lafarge, une situation peu banale.

S’il n’est pas rare de voir évoluer deux frères au sein d’un même club ou d’une même équipe, il n’est pas commun d’avoir des frères adversaires d’un soir.

Et pourtant, la première journée de régional 3, qui verra s’opposer l’équipe première de la JS Lafarge à celle de l’Alouette, devrait être le théâtre d’un derby familial entre Quentin et Amaury Champenaud. Et même si Quentin, 31 ans et Amaury 26 ans ont débuté dans le football sous la houlette de leur père, joueur puis entraîneur des petits, ils n’ont jamais porté le même maillot. « J’ai débuté le foot à 5 ans, à Beaubreuil, dans l’équipe coachée par mon père », explique Quentin, alors que son frère venait à peine de naître. Amaury a taquiné le ballon quelques années plus tard, à Beaune-les-Mines, dans l’école de foot que son père avait relancé. Chacun a ensuite évolué au sein de clubs différents. « Nous avons failli nous retrouver l’an dernier, lorsque Quentin cherchait un nouveau club, après avoir joué 10 ans à Isle », regrette Amaury, qui a beaucoup œuvré pour que son frère signe à la JS Lafarge. Mais, il a finalement rejoint l’Alouette pour y retrouver son ancien entraîneur. Durant l’enfance, la différence d’âge ne favorisait pas les rapprochements entre les deux frères, qui restaient avec leurs coéquipiers, mais ils n’auraient manqué sous aucun prétexte, la retransmission télévisée du match du dimanche soir, qu’ils regardaient en compagnie de leur père.

Le football cimente le lien fraternel

« Nous avons également passé de longues heures à jouer ensemble, autour du but que notre père avait aménagé au fond du jardin famililal », se souvient Quentin. Et quand le calendrier de leur poule le permet, ils vont au stade supporter le frangin. « On s’envoie toujours un message en fin de match pour connaître le score de l’autre », insiste Quentin.

Mais, samedi, pendant 90 minutes, le lien familial s’estompera: « durant ce match, il ne sera plus mon frère, mais l’un des onze adversaires » prévient Amaury, qui doit encore conquérir sa place sur le banc. « Cette année, la concurrence est très rude », confesse-t-il. Pour Quentin, la question ne se pose pas, car l’effectif de son équipe n’est pas encore complet. Un handicap de plus pour l’Alouette, qui se trouve propulsée deux divisions plus haut, à la faveur de la réorganisation du championnat de la ligue de Nouvelle Aquitaine. Au regard de leurs places respectives, les deux frères ne devraient pas se retrouver en opposition « mais dans un match, tout peu arriver » sourit Amaury, qui vante la qualité de lecture du jeu du grand frère, ajoutant « il réussit mieux que moi à jouer des deux pieds ». Quentin trouve que son petit frère a bien progressé : « ses relances sont plus propres ».

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